Le collectif est constitué de passionné(e)s de cinéma d’auteur et d’oeuvre cinématographiques indépendantes, chacun(e) à sa manière. Vous découvrirez dans cet onglet ce qui nous a amené(e)s à participer au Pont du 7e Art.
Auteurs permanents : Djouliebs, Thefilmbuster, Greencinema.
Auteurs occasionnels : Abalam, Armellle, Celadon.
Bannière : Ludo.
Pour tout renseignement sur les critiques, les auteurs, le blog, ou pour devenir auteur à votre tour à travers notre compte “invité”, contactez-nous sur : lepontdu7eart@gmail.com
Le collectif raconte sa passion pour le cinéma…
Djouliebs
Noir. Clic. La bande se déroule, le projecteur ronronne. Les petites taches apparaissent sur l’écran, et on entend les craquements qui font tout le charme d’un film sur pellicule. Le cinéma, c’est des années d’hésitations « On va voir lequel ? Je sais pas, ils me donnent tous envie » et de comparaisons, le Télérama en main. La voix du répondeur qui égrène la liste des films et leurs horaires. Des retrouvailles devant la porte du ciné de quartier, les pieds dans la neige. Des séances en solitaire et en groupe. Seule à la séance de 22h dans la mini salle du Plazza Lumière, en bande avec des bières dans l’herbe des Buttes Chaumont. Des débats autour d’un verre après la séance. Des arguments qui nous réveillent en pleine nuit. Des coups de cœur, pour un soir ou pour la vie. De bonnes surprises et quelques déceptions. Des courts, des longs et des festivals. Et cette petite phrase récurrente « Alors, t’en as pensé quoi ? ». De l’évasion à revendre.
Greencinema
Il y en a qu’on ne peut réveiller. Ils se sentent incapables de prononcer un mot, comme saisis devant l’évidence de ce que leur bouleversement intérieur ne peut se nommer. Tout ce qui pourrait sortir de leur bouche serait vain face à la magie des rêves passés. Moi, plus encore qu’au réveil, j’éprouve ce frisson des sens au sortir d’une salle de cinéma. L’image, le plan, le son, le dialogue me frappent au coeur avec une tendresse folle dont je ne saurais me départir. Ma voix s’insonorise, ma pensée s’annihile, des battements de coeur me secouent en légers spasmes. Un film moyen me permet de sortir de cette semi-transe en quelques minutes. S’il s’avère grandiose, plusieurs magiques heures d’incompréhension, d’intemporalité et de rêves pendant lesquelles je ne suis plus qu’un léger nuage… de plénitude. Merci au 7e art pour ces instants de bonheur !
Thefilmbuster
Au tout début, elle était déjà là. Belle, impressionnante, toujours passionnante, et grande de ses deux zébrures de noir. En culotte courte, je me contentais d’ingérer candidement ce qu’elle m’offrait. Elle était alors française, américaine; qu’elle soit en noir et blanc ou en couleurs, elle était parfois européenne, souvent internationale, toujours envoutante. Adolescent, la voila qui me dévergonde, me cultive, me fait réfléchir et m’émeut. Plus contestataire, elle est désormais plus sélective, politique et sensuelle : une véritable italienne si elle ne se conjugeait pas au pluriel. Une fois adulte, qu’offrir à la Femme qui ne vit que par le regard des autres ? Mon oeil, ma sensibilité, ma plume et ma prose; autant de cordes tissées par mes soins sur la lyre de mon Aimée, la Muse Cinéma. Telle une infinie à la portée du caniche, elle me voit à son service, homme-reproducteur voulant enfanter d’elle, encore et encore, jusqu’au coup de clap final. Le septième art ? Mon premier amour.
Entre les murs de mon 13 m2, je passe le jour le plus long. Beignets de tomate vertes terminés, je jette un regard par la fenêtre sur cour : dehors c’est maintenant nuit et brouillard, le soleil vert s’est couché. Dilemme pour un péril jeune : sortir pour faire les 400 coups à la fièvre du samedi soir ou se glisser dans la peau de John Malkovich ? Aucune hésitation : je grimpe sur ma bicyclette bleue en 4ème vitesse direction dans Paris, roule sur les herbes folles et emprunte le boulevard de la mort. Indestructible, j’arrive à bout de souffle devant l’écran géant, une minute avant l’heure. Assise dans un fauteuil d’argent juste derrière 8 femmes, le film commence, le goût de la vie reprend corps, raison et sentiments se mêlent, promettant de beaux lendemains… “Vive le cinéma”!

